2007

 



Voilà maintenant 10 années consécutives que le foyer socioculturel de BIBICHE  organise un concert de reggae en hommage à BOB MARLEY. 10 ans de passion et d’amour de reggae musique, qui ont fait de la BIBICHE REGGAE partie le rendez-vous incontournable des amateurs de tout l’est de la France.
Ce samedi 10 février 2007, venez nombreux pour célébrer comme il se doit l’anniversaire du plus robuste pilier de la musique reggae : Robert Nesta Marley, lequel à vu le jour il y a 62 ans le 6 février 1945.
Ainsi le petit village de Bibiche, situé à 40km à l’Est de Metz, accueillera à partir de 20h30, dans sa salle polyvalente, trois groupes venus de Jamaïque et d’Afrique.
Tout d’abord, un jeune tallent Messin James NAZARETH, viendra chanter accompagné de I Praise Sound System.
Ensuite BOMBORO KOSSO, chanteur Africain avec des rythmes très festifs et une musique ensoleillée. Il s’est inspiré d’artistes comme Alpha Blondy et Tiken Jah Fakoli : une prestation scénique à ne pas manquer.
Pour continuer, le mythique groupe Jamaïquain des années 1960 : THE ETHIOPIAN. Papy de la musique jamaïquaine vont nous faire redécouvrir le ska et rocksteady, musique des caraïbes très cuivrée.
Et pour terminer en beauté cette 10éme édition, CORNELL CAMPBELL, un jamaïcain qui œuvre depuis la fin des années 1960. Ancien leader du groupe THE UNIQUES, il est très connu dans son pays  pour ses nombreux tubes, et nous présente un reggae Roots chanté avec une voie exceptionnelle.
 
  Les Groupes
   
Bomboro Kosso

Bomboro Kosso qui signifie "celui qui aime son village" est né griot, en 1980, à Toni, un petit village au nord ouest du Burkina-Faso.
Comme le veut la tradition, il est initié dès son plus jeune age au rythme du balafon, du djembé, du doun-doun et de la danse. De son enfance à son adolescence, il travaille dur en animant des baptêmes et des mariages entre Toni et Nouna. Puis il rejoint ses grands frères à Ouagadougou où il intégre différentes troupes.

1995 : Balafoniste dans la troupe "Le Bourgeon du Burkina"
1998 : Percusionniste soliste du ballet national du Burkina Faso (selectionne parmi une centaine de djembefola). Le ballet se produit devant les chefs d'etats et sur les memes scenes que des grands tels qu'Alpha Blondy (1999).
2000 : Premieres scenes avec Doni Doni
2001 : Tournee francaise pendant trois mois avec la troupe Wassenimi.
2002 : Il cree sa troupe Sini Naya Sigui ou il part se ressourcer regulierement.
Actuellement il continue ses concerts en France avec Doni Doni (Musique et danse du Burkina).

Digne héritier d'une famille de griots, porteur du savoir culturel, Bomboro Kosso est dans la lignée des plus grands djembefola tels que Mamady Keita, Adama Drame, Famadou Konate...
Cet artiste complet est également auteur/compositeur de musiques afro/reggae et enregistré son premier album "Sida Bana" en avril 2005 a Lyon. Dès lors, il commence une tournée de concerts avec The Backing Band "69 All Stars Band".
   
   
Cornell Campbell

Né en Jamaique en 1948, Cornell Campbell a marqué l’histoire du reggae de sa célébre voix.
Au début des annees 60, il commence à enregistrer avec studio One durant l’ére du ska, en solo puis en duo avec Alan Martin.
Apres 3 années de silence, il refait surface en tant que membre du trio harmonique Rock Steady, The Uniques.
En 1969, Cornell devient leader de son propre groupe, The Eternals, dont les titres « Boxing » « Queen Of The Minstrels »et « Stars », enregistrés au Studio One ont marqués les mémoires.
1971 marque le debut d’une longue association avec le producteur Bunny Lee de Channel One. Campbell est le second chanteur « lovers rock » avec Johnny Clarke à travailler avec Lee.
Quelques anneés plus tard, Campbell laisse son style de lovers rock pour devenir un chanteur rasta. C’est durant cette période qu’il enregistre des titres comme « Dance In Greenwich Farm », « Natty Dread In Greenwich » et « Natural Fact » qui font partis de ses plus gros hits.
La série de hits « The Gorgon » produit par Lee suit avec beaucoup de succés. Le titre « Investigator » marque le retour a son style initial de love singer. La même année 1977, Campbell apprend l’existence de son premier album « Cornell Campbell » sortit en 1973 sous le label Trojan.
Sa collaboration avec Lee prend fin quelques années apres et Campbell passe d’un producteur à l’autre jusqu’au milieu des annees 80. Ils travaillent entre autre avec, Winston Riley, Niney The Observer, King Tubby…
   
   
The Ethiopians

The Ethiopians est un des groupes les plus appreciés de l’histoire du roots reggae.
Crée en 1966 par les Jamaiquains Leonard Dillon, ne en 1942, Stephen Taylor ne en 1944 mais malheureusement décédé en 1975 et Aston Morris qui quitta le groupe des 1966. C’est Peter Tosch qui a veritablement lancé la carriere de Leonard Dillon en le presentant à l’époque à Lee Perry et l’inévitable patron de Studio 1 Clement Dodd.
Il sort à la suite de cette rencontre quatre titres dont un premier single « Ice Water » qui rencontre un petit succes. Pour les collectionneurs, il signe la chanson Jack Sparrow. Et comme souvent c’est le hasard qui va créer la légende. Se baladant dans les rues de Kingston, il entend deux jeunes hommes qui font des harmonies vocales et qui chantent sur un trottoir. Seduit il leur propose de s’associer pour fonder un groupe : les Ethiopians.
De leur collaboration sort le single « Live Good » enregistré chez Studio 1 en 1966.
La même année Aston Morris pas convaincu des bienfaits de leur association quitte le groupe et laisse les deux autres compéres continuer.
C’est principalement Leonard Dillon qui ecrit les textes des chansons des Ethiopians. Il s’inspire de ses experiences du ghetto, il critique le racisme et parle de ce continent qu’ils ont du quitter par la force des colonisateurs : l’Afrique… Lee Robertson va être séduit par le duo et décide de financer en 1967, le single « Train to Skaville » qui est leur premier gros tube. Ils enchainent avec « The Whip » où pour la première fois sur morceau reggae on insére des percussions.
Ils sortent en 1968 le single Everything Crash », qui devient un autre succés. Mais le business de la musique est terrible en Jamaique et les deux hommes se font arnaquer. Ils ne perçoivent aucun argent sur leurs succés. Pas de droit d’auteurs. c’est ainsi que Stephen Taylor trouve un petit job chez un garagiste et qu’il trouve la mort renversé par une voiture. Leonard Dillon se retire de la musique quelque temps, n’arrivant pas accepter la mort de son pote. Deux ans plus tard, il recree le groupe pour le producteur Niney the Observer. Puis il enregistre quelques titres en solo avant de faire quelques tournées en backing band. Derniérement ils ont accompagné Max Romeo lors d’une tournée triomphale.